Une micro-aventure en voiture électrique, c’est possible ?

Comme moi, vous êtes sûrement de plus en plus entourés de gens qui défendent les valeurs de la planète et trouvent des solutions vertes ( ou plus responsables ) pour tenter de faire changer les choses. Moi aussi je tente de prendre les choses en mains et moi aussi je suis convaincu que nos petites actions pourront un jour faire bouger les plus grands. Après je dois avouer que j’ai encore beaucoup de choses à changer dans mon comportement, dans mes habitudes et dans ma consommation pour vraiment avoir l’impression d’être un acteur important pour la planète ( un peu d’honnêteté ne fait pas de mal ).

Il s’avère qu’un beau matin, j’ai reçu un mail d’Europcar, loueur de voiture bien connu, qui me proposait d’aller faire une nouvelle micro-aventure mais cette fois-ci en véhicule électrique. L’idée était clairement intéressante et je ne me voyais pas du tout dire non… Dans ma tête je m’étais même préparé pour le contenu que je pourrais réaliser et comment je pourrais raconter cette histoire. Et puis est venue l’heure de partir.

AVANT LE DÉPART.

Tout est une question de préparation. Cette phrase je la ”bold” et je vous invite à l’inscrire partout si vous prévoyez un voyage en mode électrique. Notre magnifique pays est en train de modifier ses routes et autoroutes pour que vous puissiez faire de la longue distance sans vous soucier de l’autonomie au compteur. Un simple arrêt café/pipi offrira la possibilité de vous charger/recharger et de repartir tout sourire.
Maintenant si je vous parle de ce qui s’est réellement passé pour ma préparation, cela se résume à… rien. J’ai joué la carte du fumiste, du mec qui se pointe tranquillement chez Europcar et qui dit “J’ai une résa au nom de Tober” et balance son sac et celui de ses potes dans le coffre en parlant des photos qu’ils vont devoir faire. Heureusement, les équipes du bureau de Diderot m’ont aidé et accompagné dans mon initiation à l’électrique. Téléchargement de l’application et activation de la carte de rechargement, démonstration de comment recharger le véhicule et de comment reconnaître une borne Fast Charge et enfin, quelques conseils pour conduire sur de la longue distance. Cool les mecs non ?
Et bien il faut savoir que comme pour ma scolarité, j’ai écouté que 50% des consignes et que j’ai passé le reste du temps sur mon téléphone pour checker la météo et les spots de photos… Le pire était donc prévisible et en même temps, pour un retour d’expérience, il n’y a rien de mieux que de se frotter au pire et de connaître ensuite le meilleur.

L’ALLER. ( Le pire ).

400 kilomètres à faire. Deux itinéraires possibles. Le premier consiste à prendre l’autoroute et de tracer jusqu’à l’arrivée. 130 km/h, des sandwichs triangles pour le dîner et 70 cafés pour être sûr de garder la pêche. On rajoute à cela une playlist Spotify alternant du Kaaris et de la Funk africaine… Un roadtrip de rêve. L’autre option, c’est de passer par les petites routes, de traverser les villages, de monter à 90km/h max et de croiser les doigts pour trouver un Mcdo sur un parking de zone commerciale entre deux villes. La playlist reste la même que dans l’option 1 mais par contre on se rallonge d’une heure minimum. Vous l’aurez deviné nous avons choisi l’option 1, et on s’est planté comme des merdes.

Les raisons de cet échec sont multiples et pas forcément que de notre faute. Tout d’abord il est vrai que de rouler à 130km/h avec la musique et le GPS n’aide pas l’autonomie du véhicule à rester dans le vert… Ensuite, nous avons eu la mauvaise idée d’attendre que la batterie soit vraiment dans le rouge ( 100km d’autonomie ) pour s’intéresser à la carte et se demander où était la prochaine borne de FastCharge. C’est là que tout a dérapé. L’application IZIVIA, qui vous présente ces fameuses bornes ( elle recharge le véhicule en 1h30 à 80% ) nous indique que la prochaine station qui se trouve à 60km dispose du graal. On ne relève pas le pieds de l’accélérateur et on se pointe tout content sur la zone dédiée. En arrivant, quelle ne fût pas notre surprise en découvrant que la borne était hors d’usage et qu’il nous fallait donc trouver un plan B.

La suite n’est qu’une succession de galère pour une équipe de bras cassés sans aucune préparation. En pleine nuit, on se retrouve au beau milieu d’un village pommé à dormir quelques heures dans notre voiture pour pouvoir se recharger. Le paradis !

LE RETOUR.

Le retour s’est (étrangement) beaucoup mieux passé. Nous avions posé un itinéraire précis avec des bornes de recharge rapide tout du long. On n’avait même anticipé les bouchons parisiens pour ne pas à avoir à revivre l’expérience de l’aller. Moteur silencieux, nous avons arpenté les routes du Centre de la France et tout s’est passé comme prévu jusqu’à retomber sur une borne défectueuse, sauf que cette fois-ci nous avions un plan ( on sent la fierté du mec qui ne s’est pas fait avoir… ). Bref, nous sommes rentrées tranquillement en prenant notre temps mais sans avoir à paniquer ou devoir trouver des scénarios dans tous les sens pour arriver à destination.

BILAN.

Le bilan est très simple : prendre son temps.
Je pense que l’expérience, dans ses mauvais comme dans ses bons côtés, m’a montré que rouler en électrique était une autre manière de voyager. On se doit de voir le trajet comme une partie intégrante du voyage et d’opter pour des trajets plus longs à la découverte de ces villages que l’autoroute a rendu invisible. D’ailleurs si je devais repartir en électrique, je prendrais une semaine complète et je construirais un itinéraire de village en village en prenant le temps de m’arrêter partout. N’est-ce pas là un autre style de voyage, d’aventure ? Le café a le Slow Coffee, le vélo a le Slow Bike et bien optons pour le Slow Car.
L’autre conseil que je peux donner sur l’électrique est de ne pas hésiter à multiplier les applications de localisation de bornes pour vérifier les états de marche et les positions. Cela pourra vous éviter de faire des kilomètres dans le vent à la recherche d’une borne qui ne fonctionne pas.

Mon expérience Europcar était clairement une réussite et je les remercie encore pour le véhicule, l’aide à la mise en route et toutes les explications.

Matthieu Tober

📷 @lesothers • #Freshairclub ⛰ Adventure Photographer & Illustrator.

1 Comment

  1. C’est exactement çà, tu change de manière de voyager et le trajet fait maintenant partie du voyage et plus seulement la destination. Tu réapprend à prendre le chemin des écoliers et à visiter hors autoroute.
    Nouvelle philosophie du voyage en voiture

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