Retour sur ma première année de vélo et de Gravel…

Souvenez-vous, il y a un an j’ouvrais ce blog ( un peu plus pour être honnête ) et je me lançais tête baissée dans le monde du Gravel après m’être essayé sur un Paris-Meaux-Paris. Sans matériels, sans conditions, sans même savoir changer une roue… 1 an après, voilà ce que je retiens.

UNE MONTURE PARFAITE.

Dans un précédent post (“L’achat de mon Gravel Bike !”) je vous racontais la quête compliquée de la monture parfaite. Il faut trouver la bonne boutique, le bon vendeur et la bonne marque pour se lancer comme il faut dans cette aventure. Pour moi, ce fût simple et agréable mais je sais que pour d’autres cela peut être très long et compliqué.
1 an après, je n’ai rien à redire de mon Specialized Diverge E5 mis à part quelques réglages de bases après ma première sortie. Ce vélo est d’une simplicité incroyable, que ce soit dans sa maniabilité que dans sa prise en main et pour découvrir le Gravel et suivre les copains qui ont un niveau plus rude que le miens, c’est parfait. Pour la longue distance, je peux également recommander ce modèle, car la position reste confortable même après 5h sur la selle.

PREMIERS KILOMÈTRES DANS LA BOUE.

Une simple sortie de 50km pour comprendre que j’avais fait le bon choix. Yann Gobert est plus qu’un initiateur, c’est aussi un très bon éclaireur. À travers la forêt Versaillaise, nous voilà en route pour nous amuser dans les petits chemins. Clairement pas à mon aise, je sens mes pneus (lisse) glisser par moment pour me faire frémir et frôler la chute, mais que c’est bon d’être dans les chemins et de rire bêtement à chaque bosse. Puis on retrouve le calme du goudron, avant de reprendre les sentiers d’une autre forêt.
Cette première sortie fût parfaite, j’ai compris que ma condition physique était clairement pas au top et surtout que dans les bois il y avait une très grosse communauté vélo qui s’éclatait chaque week-end. Beaucoup me demandent si j’ai déjà connu une chute, la réponse est oui et je ne m’en cache pas ( au contraire ), je me suis fait bêtement avoir par une flaque de boue où mes pneus n’ont plus du tout eu d’adhérence et c’est la chute assurée ( bon c’était en montée donc on se parle d’une chute à 10km/h…. ahahhaha). Bref, cette première sortie a fini de me séduire et a enclenché le reste.

LONGUE DISTANCE.

C’est tout logiquement que je me suis tourné vers de plus longues distances. Attention, loin de moi l’idée d’entamer direct un 600km le vent de face. Non, il me fallait une aventure qui raconte une histoire, qui soit plus simple et accessible pour continuer mon apprentissage. C’est comme ça qu’un matin je lançais à un pote du taff ( Yann, à croire qu’il faut s’appeler Yann pour être cool…) : “On n’irait pas voir la mer ce week-end ?”
J’ai même pas eu le temps de dire “cool !” que je commandais déjà les sacoches pour ce biketrip. Au programme, deux jours de vélo pour rejoindre les plages de galets de Dieppe via la vélo-route qui mène à Londres depuis Paris. 265km de bonheur, de bières, de rire, de Pom’pote sans sucre… Je me suis surpris à arriver là-bas triste de voir l’aventure se terminer. Le train du retour laisse place à la fatigue mais aussi au constat que j’ai adoré en chier, qu’une montée reste une montée mais que j’apprends à savourer son ascension. Deux jours sur la route, à profiter du paysage avec une moyenne de 22km/h, comme pour dire gentiment que je ne suis pas fait pour la performance mais plus pour l’aventure.

VÉLOTAF

2019 c’est aussi pour moi l’occasion de reprendre mon bon vieux SingleSpeed qui prenait la poussière entre les trottinettes et les B-Twin des voisins. Un coup de chiffon et de graisse et revoilà la “toutoune” prête à arpenter Paris. Et il faut dire que pour aller au boulot, mon trajet n’est que spectacle. Un démarrage de Pigalle pour rejoindre la rue des Saint-Pères en passant par Opéra, le Louvre et la Seine. Magique non ? Et bien ça m’a tellement plu ( et encore plus avec les grèves ) que j’ai acheté de quoi être au top sous la pluie pour être sûr de ne plus prendre le métro ! La mention #Velotaf menace de s’afficher sur mes réseaux sociaux tellement je suis content de le faire et de le revendiquer. Bon ce que je ne dis pas c’est que le soir il faut retourner à Pigalle et donc laisser pour mort mon t-shirt quand j’arrive à la maison.

DÉPUCELAGE DE CHEVREUSE.

Le 27 décembre 2019, pour achever une année de tests et de kilomètres, mon ami Yann Gobert a voulu me faire une belle surprise : Direction la Vallée de Chevreuse.
Pour ceux qui comme moi prennent le temps de découvrir le monde du cyclisme parisien, la Vallée de Chevreuse c’est la piste d’entraînement des fous de vélos et de ceux qui veulent partir sur des cols plus ardus. Alors pour faire simple, j’ai beaucoup transpiré, soufflé, hurlé, galéré mais j’ai réussi ce petit dépucelage. Bien évidemment je ne suis pas allé sur les mêmes parcours que les habitués mais j’ai pu comprendre pourquoi ils aimaient tant cette région.

S’ÉQUIPER UN PEU PLUS.

Ce bilan là je le dédicace à tous ceux qui ont fait quelques kilomètres avec moi. Comme vous le savez, le vélo coûté très cher, je ne parle pas seulement du vélo en lui-même mais plutôt de tout le matériels, équipements et autres trucs que l’on dit avoir ou penser à s’offrir. Pour vous donner un ordre d’idée, une cuissarde et un jersey Rapha c’est facile 250/300€, c’est donc avec ces prix en tête que Super Tober a cru avoir l’idée du siècle en se mettant au vélo : Direction AliExpress et hop, me voilà avec du Pas Normal Studio et du Rapha pour 20$. Sauf qu’après plusieurs sorties, je me suis vite rendu compte que les mousses qui protègent l’avenir de ma famille ( pour ne pas dire “balls” ), ne servent à rien et que les textiles sont horribles.
J’ai donc pris la décision fin novembre de changer de stratégie et d’investir dans du vrai, du sûr. On peut d’ailleurs remercier Noël et son lot de commande chez Rapha, Attaquer et Gore Tex.

ET MAINTENANT ?

Et maintenant il n’y a pas de secret il faut que je roule, de plus en plus pour améliorer ma cadence et pour me sentir de mieux en mieux. À côté de cela, je dois dire que je m’intéresse à des aventures à vélo tout en gardant mon idée de NO(R)WAY dans la tête.

Mais dans la liste des choses à faire en 2020, il y a la micro-aventure “La Tournée du Patron”, qui n’est autre que deux jours pour faire Vannes Lorient avec deux tracés qui longent la côté Morbihannaise. Pas un grand défi sportif mais en voyant le casting des gens qui veulent m’accompagner, je me dis que cela va être très très drôle.

Affaire à suivre…

 

Matthieu Tober

📷 @lesothers • #Freshairclub ⛰ Adventure Photographer & Illustrator.

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