Ce jour où je devais faire Paris-Roubaix

cover-strava

C’est l’histoire d’un mail qui arrivent dans ma boîte un mardi matin accompagné des traditionnels spams, rappels calendaire et Newsletters des marques, sites et magazines que je suis. Sauf que ce mail comporte un objet qui m’intrigue, qui attire complètement mon attention jusqu’à en oublier le reste. Vous savez cette sensation que l’on peut ressentir en pleine rue, lorsqu’on passe devant un Paul et que les mecs ont volontairement laissé le diffuseurs d’odeurs de viennoiseries vous agripper sans même vous dire bonjour.

mail strava

Pour vous la faire simple, l’idée de Théo ( Community Associate France / Spain de Strava ) est d’amener une bande de cyclistes parcourir les 100 derniers kilomètres du parcours le jour de la reconnaissance des professionnels et ainsi d’expérimenter les avantages d’un Gravel. Rien que ça !  Strava souhaite faire vivre une aventure de copains, amoureux du vélo mais pas forcément dans la performance et les stats, des déconneurs aventureux capables de rire de leurs faiblesses mais de partager l’envie de rouler. Rookie que je suis, j’étais le bon casting et pour ne pas y aller seul, j’e m’entourais encore une fois de la team Gobert et Moz’, le trio parfait pour cette micro-aventure qui était déjà mémorable sur le papier.

Malheureusement il y a des joies de courtes durées… Le virus du Covid-19 nous obligeant à rester chez nous, je n’ai pu me consoler qu’en regardant A Sunday in Hell de Jørgen Leth. Un documentaire qui présente le Paris-Roubaix comme une course de détraqués où les secteurs pavés vous brisent comme le plus méchant des virus. C’est à ce moment là que j’ai réalisé ce qui aurait pu se passer. Allongé dans mon canapé je ferme les yeux et je me laisse rouler sur ces 100 dernières bornes…

Un mal pour un bien ? L’expression fonctionne clairement dans les deux sens. Rouler sur le Paris-Roubaix doit être une expérience douloureuse mais qui vous marque pour longtemps mais cette annulation c’est aussi l’assurance de ne pas être le boulet en queue de groupe. Et puis il y a des vrais questions, existentielles, qui restent sans réponses. On ne saura donc jamais comment j’aurais survécu à l’Enfer du Nord, combien de jours j’aurais passé à ne pas pouvoir m’asseoir, à me passer cette pommade en cachette dans la salle de bain. Combien de jours à marcher comme un texans après 1 semaine de cheval. Combien de jours à ressentir les vibrations des pavés allant jusqu’à ne plus sentir mon téléphone en vibreur dans ma poche de jean.

À l’heure où je termine ces lignes Théo m’envoie un message qui scelle cet article :

sms

Matthieu Tober

📷 @lesothers • #Freshairclub ⛰ Adventure Photographer & Illustrator.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *